In Mindset

La guerre entre investisseurs et spéculateurs

Il y a toujours eu deux camps en Bourse: Les investisseurs et les spéculateurs.

Et quand on regarde les forums on constate une chose: l’un comme l’autre ne peuvent pas se sentir ! Petit aperçu de la situation …

Le monde merveilleux de la Bourse

Dans la vie, tout le monde a son point de vue et même si on s’échine à essayer de convaincre l’autre, il aura toujours sa propre vision, bien différente de la notre !

Est-ce à dire qu’il faille abandonner l’idée de lutter pour ses propres idées ?
Peu importe !
Chaque être humain à sa propre perception des choses et ce qui compte vraiment, c’est d’avoir la sienne, que les autres soient d’accord ou pas.
En Bourse, plus que tout autre chose, c’est la même chose: vous avez votre propre vision des marchés et c’est vous et vous seul qui achetez ou vendez … Peu importe ce que pensent les autres.
Vous êtes parmi les spéculateurs, vous ne comprendrez pas a priori les investisseurs ! Et vice versa.

Toutefois ce n’est pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain (quelle horrible expression !).
Car si “l’autre camp” arrive à gagner de l’argent malgré son mode de pensée retrograde 🙂 , c’est qu’il doit y avoir du bon là-dedans et cela peut nous servir.
Analysons donc les deux camp.

Les spéculateurs / Traders

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que c’est plutôt le style que je présente dans ce blog.

Il s’agit de faire un bénéfice entre l’achat et la revente d’un titre (ou bien la vente à découvert puis le rachat) et ce dans un espace de temps assez court.
Selon que l’on est Swing Trader, Day Trader ou scalper, l’horizon de temps de cet achat revente va durée de quelques secondes à quelques semaines.

L’idée est de prendre un mouvement en cours et de sortir avant qu’il se retourne.

Le spéculateur se contrefout des dividendes. Cela peut même l’ennuyer car cela casse la “dynamique technique” des graphiques 🙂

Les investisseurs

Si vous ne connaissez pas Roman Paillet, cela vaut le coup de regarder ses vidéos pour se faire une idée de ce qu’est un investisseur.
Mais une fois n’est pas coutume, ce n’est pas la vidéo que je vous demande de regarder mais les réactions à celle-ci.
Regardez plutôt les premières réactions, vers le bas de la liste de commentaires.
On a ainsi des posts du style “Trader du dimanche, tu vas perdre ton slip comme ça !” et plein d’autres amabilités du genre.
C’est que les traders qui ont vu la vidéo ont un filtre … de trader justement et non d’investisseur !

Alors comment fonctionne un investisseur ?

Un investisseur va chercher à acquérir un titre qui vaut moins en terme de capitalisation que ses fondamentaux.
Il va alors le garder longtemps, très longtemps.

  • Le titre monte: tant mieux, je garde.
  • Il descend: c’est pas grave, je garde.

La rémunération se fait sur les dividendes plutôt que sur la plus value.

La seule chose qui me fera lâcher l’action est si les dividendes baissent.

C’est un raisonnement qui se tient et qui est plus simple pour le commun des mortels: il suffit de choisir le bon titre et puis, on ne fait plus rien.
Maintenant si on perd la moitié de son capital, est-ce que cela aut toujours le coup de gratter son petit dividende régulier ?

Ne peut-on être des investisseurs et des spéculateurs ?

Difficile de réconcilier ces deux approches. A la base, le truc est qu’il y a 2 profils psychologiques types d’intervenants en Bourse: l’actif et le passif.

  • L’actif se sent valorisé quand il intervient car il participe littéralement au marché: il a besoin de savoir que ses actes vont lui rapporter quelque chose.
    Malheureusement dans la pratique, il a plutôt tendance à perdre (90% des particuliers perdent en Bourse selon l’AMF).
    C’est le profil du Trader / Spéculateur.
  • Le passif, quant à lui, ne veut pas se prendre la tête à suivre les cours et veut juste toucher ses dividendes, même si le cours de l’action dégringole !
    C’est le profil de l’investisseur.

Investisseurs et Spéculateurs, deux visions diamétralement opposée ?
Il existe pourtant une troisième voie pour réconcilier tout ce petit monde: La diversification et le market timing

 

Portefeuille diversifé et Market Timing

Le portefeuille de Dalio

Le portefeuille “All-Weather” de Dalio est un portefeuille dont les titres sont habilement assemblés de telle sorte que lorsque l’un baisse, un autre prend le relais pour compenser.
Ray Dalio l’a concu pour qu’il rapport le plus possible quelle que soit la configuration du marchés: en inflation ou pas, en krach obligataire ou pas, en krach boursier ou pas.
Sa composition est la suivante:

  • 40% d’obligations d’Etat à long terme.
  • 15% d’obligations d’Etat à moyen terme.
  • 15% de matière première dont la moitié en Or.
  • 30% en Actions.

Ce portefeuille est épatant. A titre d’expérience financière, j’en ai créé un sur mon assurance vie avec seulement 1000 € en décembre 2019, bien avant le krach lié au Covid.
Alors que les actions ont perdus près de 40% au plus fort de la crise, mon portefeuille n’a perdu que 25 € soit un “minable” petit -2,5 %
Depuis il est remonté en flèche.
Et j’ai obtenu ce résultat … sans rien faire après l’acquisition !

Cela donne à réfléchir.

C’est précisément ce portefeuille que je suis depuis pas mal de temps et que je décrivais mois par mois sur mon site resilians.org.
Je le fais à présent sur Grandir avec le trading, à la rubrique “Le portefeuille long terme“.

Bien sûr j’y rajoute ma petite sauce “Trader” 🙂

Le Market Timing

Le market timing consiste à optimiser ses prises de positions selon le constat suivant:

Je perds moins d’argent à rester liquide quand mon titre baisse plutôt qu’à rester en position.

Il faut bien sûr que les baisses et les hausses soient suffisamment longues pour éviter de multiples entrée/sorties qui seraient préjudiciables en terme de frais de transactions.
Avec un horizon de temps d’un mois, le problème ne se pose pas.

Comment procède-t-on ?

C’est très simple: il suffit d’acheter et de maintenir sa position quand le titre clôture au-dessus d’une moyenne mobile mensuelle croissante.

Et quand le titre clôture sous une moyenne mobile mensuelle décroissante, on redevient liquide.

A titre particulier, je prends une moyenne mobile 10 mois.

Si l’ETF que j’ai choisi pour représenter mes actions cloture sous ma MM10 baissier, je reste liquide à hauteur des 30% de la répartition de mon portefeuille.

J’optimise ainsi mon portefeuille diversifié tout en respectant mon penchant naturel à vouloir intervenir quand il le faut.

Une fois par an, je rééquilibre mon portefeuille.
L’évolution des prix a pu en effet modifier la répartiotion 40/15/15/30 et il me faut au choix racheter pour équilibrer ou bien vente le titre en surreprésentation pour acheter celui en sous représentation.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire mon livre “La stratégie du Koala” qui vous détaille tout cela, graphique à la clé.
Vous serez à la fois parmi les investisseurs et les spéculateurs !
Vous le trouverez dans la rubrique Boutique du blog.

Tout le monde n’est pas un trader en puissance

C’est pas moi qui le dit mais l’AMF 🙂

Le trading ne conviendra donc pas à tous.

Suite à de nombreux mails de votre part, j’ai noté l’importance pour vous d’avoir des éclaircissements sur l’investissement.
J’ai besoin néanmoins que vous me remontiez ce que vous attendez exactement afin de pourvoir vous éclairer.
Vous êtes libre de remonter ces points avec les commentaires plus bas …

 

Crédit Photo: Stocklib / Christos Georghiou
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