In Technique

Se protéger des Gaps de la mort

Tout trader digne de ce nom à du faire face à des gaps de la mort au moins une fois mais comment s’en protéger ?

C’est quoi un gap de la mort ?

Bon d’accord, le terme n’est pas officiel 🙂 C’est  juste un gap avec un décalage tellement fort qu’il va au-delà de votre stop.

Voici la différence entre un gap “normal” et un gap de la mort:

Que se passe-t-il durant un gap de la mort ?

Tout d’abord, je vous invite à revoir l’article sur le mécanisme de fonctionnement du carnet d’ordre.

Il faut comprendre que le gap dont nous allons parler est lié à l’interruption de la cotation durant la nuit.
Si un événement négatif sur un titre a lieu un soir, beaucoup de personnes vont paniquer.
Elles vont placer des ordres au marché afin de revendre rapidement leur titre dès l’ouverture le lendemain.

Le problème est qu’il y aura alors peu d’acheteurs.
Ceux qui voudront acheter le feront à des prix très bas via des ordres à cours limités.
L’idée derrière étant de se dire: “je vais faire une bonne affaire si tout le monde vent !”

Après c’est la loi de l’offre et la demande qui fait le reste.
Les vendeurs à tout prix ne trouvent que des acheteurs à très bas prix en contre partie.
Et c’est à ce prix là que les échanges se feront. Le gap apparaît alors …

Que faire quand cela vous arrive ?

Quand vous avez une mauvaise nouvelle comme cela, il vaut mieux ne pas revendre tout de suite vos titres au marché.
Attendez un peu de voir ce que fait le prix après quelques dizaines de minutes après l’ouverture, histoire de laisser le temps au carnet d’ordre de se stabiliser.
Il arrive souvent que le prix retrace une partie du gap ce qui vous permet de vous en sortir avec moins de dégâts.
Après si vous voyez que ça repart vers le bas, débarrassez-vous de vos titre …

 

Comment se protéger des gaps de la mort ?

Sur le Forex

C’est très simple, IG propose des Stops Loss Garantis (SLG) au travers de leur offre de CFD.
Ils ont certes un coût mais ils garantissent que votre stop sera exécuté à la valeur indiquée.

On pourrait dire: à quoi bon sur le Forex, il n’y a jamais de gaps ?
– Ce n’est pas complètement vrai: il y a déjà le gap du week-end (eh oui !).
Si cela arrive, le SLG permet de vous protéger de ces gaps car il vous garantit que vous serez sorti au prix défini.
– Ensuite, le SLG vous permet d’éviter de ne pas être exécuté en cas de forte volatilité.
On appelle cela le slippage: concrètement entre le moment où vous ordre au marché (Stop classique) est déclenché  et celui où il est exécuté, il peut se passer plusieurs secondes.
Un temps durant lequel le prix a le temps d’aller beaucoup plus loin que votre Stop Loss.
L’intérêt du SLG prend alors tout son sens …

Pour les actions

Là, pas de SLG. Et avec l’interruption des marchés entre 17h30 et le lendemain 9h, plein de choses peuvent se passer.
Une annonce le soir, ou bien un événement extrême, allez savoir …
Ce fût le cas de SAP, voyez plutôt:

Imaginons que vous preniez position à l’achat au niveau du trait noir (à la clôture de la dernière bougie en fait).
Certes ce n’est pas recommandé à cause du RSI qui est baissier mais bon, admettons qu’on l’ait fait.

On a une conviction forte donc on met le paquet et on estime qu’on va perdre 10% de son capital (!!!) si le stop loss (trait rouge) est touché.
On essaie de se rassurer sur la taille de position en estimant ne pas vouloir prendre de risque avec un TP (trait vert) qui correspond au dernier pic.

C’est complètement suicidaire mais pas mal de gens raisonnent ainsi.

Evidemment qu’est-ce qu’il se passe le lendemain ?

Le marché ouvre en gap baissier à -21% !
Votre risque qui ne devait pas dépasser initialement 10% de votre capital est multiplié par 2,35. Oui vous avez perdu 23.5% de votre capital en moins d’une minute.

Alors, heureux ? 🙂

La leçon à retenir est donc de ne pas chercher à faire des coups en prenant des risques inconsidérés.
De manière générale, pensez toujours à protéger votre capital et ne négligez pas la possibilités des gaps !

De manière générale, il vaut mieux trader des indices que des actions.
Un indice est composé de plusieurs actions et si l’une d’entre elles à un soucis, l’impact sur le cours de l’indice sera minime.

Maintenant si vous tenez vraiment à trader les actions, ce qu’il faut faire, c’est D.I.V.E.R.S.I.F.I.E.R vos positions.
Et pour faire cela, il faut prendre des tailles de positions plus petites: idéalement l’argent que vous mettez sur un trade ne doit pas dépasser 5% de votre capital.
Là-dessus vous placer un SL qui vous fera perdre au maximum 1% de ce capital engagé spécifiquement sur ce trade.
Dans le pire des cas  (faillite complète du titre), vous perdre 5% de votre capital total. Cela vous fera certes mal mais vous pourrez vous en remettre.

Gagne petit, va !

Certains me rétorqueront qu’agir ainsi c’est être un gagne petit.
On peut le concevoir mais le trading est un marathon et non un sprint.

Si vous estimez que les gains apportés sont minables, alors c’est que vous êtes sous capitalisé.
Si on vous a vendu l’idée de devenir millionnaire avec 1000 € grâce au trading, c’est qu’on vous a menti.
Penser pouvoir vivre du trading avec un capital de moins de 40000 € est illusoire.
Et encore, c’est envisageable seulement si on est bon !

Se protéger

Vous voyez quelque chose qui vous intéresse ? Ne risquez qu’une petite partie de votre capital.
Il vaut mieux avoir plein de petits succès, pas mal de trades à zéro et quelques gamelles avec des impacts faible sur votre capital.
Plutôt que de crâmer son compte en quelques trades et ne plus pouvoir remonter en selle le lendemain …
Laissez-vous le temps d’apprendre de vos erreurs …

Et vous, quelle part de risque prenez-vous sur vos positions ? Vous êtes libres de nous en faire part en laissant un commentaire plus bas …

Crédit Photo Stocklib / Pitiya Phinjongsakundit
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